Bibliothèque des gens de la sunnah

livres islamiques
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
toolbar powered by Conduit
بسم الله الرحمن الرحيم
 
 
السلام عليكم و رحمة الله
 
Bienvenue dans notre forum
calendrier musulman
Derniers sujets
VideoBox
Cliquez sur l'image.
gallerie photos
Sondage
Combien de fois lisez-vous le coran ?
 Plus d'une fois par mois.
 Une fois par mois.
 De temps en temps (sans compter).
 Une foi par an.
 Jamais.
Voir les résultats
Connexion
Nom d'utilisateur:
Mot de passe:
Connexion automatique: 
:: Récupérer mon mot de passe
Statistiques
Nous avons 33 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est Ben Bouazza

Nos membres ont posté un total de 85 messages dans 69 sujets
Video Daylimotion
Les vidéos de Livreislam sur Dailymotion

Partagez | 
 

 L’expédition de l’éléphant.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zakaria
Admin


Messages : 83
Date d'inscription : 07/10/2009

MessageSujet: L’expédition de l’éléphant.   Ven 21 Jan - 23:38

بسم الله الرحمن الرحيم


L’expédition de l’éléphant.

Ensuite, Abraha Al-Ashram décida de contraindre les Arabes de se rendre en pèlerinage à cette magnifique église tout comme ils se rendaient en pèlerinage à la Kaaba à Makka. Il annonça cette décision dans tout le royaume du Yémen, mais elle fut rejetée par les tribus arabes de Adnan et Kabtân.
Les Koraïchites étaient furieux à tel point qu’une personne appartenant aux nas’a se rendit à l'église la nuit et y fit ses besoins naturels avant de prendre la fuite. Les gardiens de l'église informèrent le roi Abraha de l'incident en lui disant : "Un arabe l’a fait, il est des gens de cette maison vers laquelle les arabes se rendent en pèlerinage à Makka, en effet quand ils eurent appris ce que vous avez dit, il se fâcha et il vint ici, y entra et y rendit des excréments pour signifier qu’elle n’était pas digne d’être un lieu de pèlerinage."


Remarque : Parmi les traces qui restaient de la religion d'Ibrahim (عليه سلام), il y a le fait que les arabes respectaient les mois dit « sacré ».
Allah (سبحانه وتعالى) dit à ce sujet :

إِنَّ عِدَّةَ الشُّهُورِ عِندَ اللَّـهِ اثْنَا عَشَرَ شَهْرًا فِي كِتَابِ اللَّـهِ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ مِنْهَا أَرْبَعَةٌ حُرُمٌ ۚ ذَٰلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ ۚ فَلَا تَظْلِمُوا فِيهِنَّ أَنفُسَكُمْ ۚ


Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois], dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. (Sourate 9 verset 36)

Les mois sacrée sont : Dhu Al-Qa'da, Dhu Al-Hidja, Muharram et Rajab et ce conformément au hadith rapporté par Al-Boukhari.
Durant ces mois il est interdit de déclarer et faire la guerre mais il est toutefois permit de ce défendre d'une agression.
Lorsque les arabes transgressaient un moi sacrée et combattait durant ce moi on appelait cela «harb el fujjar ».
An Nas'ah (النسأة) étaient des gens qui intercalaient les mois avant l'islam en déclarent licite (pour la guerre) un des mois sacré et en déclarent sacré à sa place, un des mois licites et en retardant ce mois.

Allah (سبحانه وتعالى) blâme cette pratique dans le coran lorsqu’Il dit :

إِنَّمَا النَّسِيءُ زِيَادَةٌ فِي الْكُفْرِ ۖ يُضَلُّ بِهِ الَّذِينَ كَفَرُوا يُحِلُّونَهُ عَامًا وَيُحَرِّمُونَهُ عَامًا لِّيُوَاطِئُوا عِدَّةَ مَا حَرَّمَ اللَّـهُ فَيُحِلُّوا مَا حَرَّمَ اللَّـهُ ۚ زُيِّنَ لَهُمْ سُوءُ أَعْمَالِهِمْ ۗ وَاللَّـهُ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ


Le report d'un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d'ajuster le nombre de mois qu'Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu'Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants. (sourate 9 verset 37) Fin de remarque.

Abraha jura de marcher sur la Maison de Makka et de la détruire pierre par pierre.
Il se mit à préparer une puissante armée pour une expédition contre Makka.
Il prit un grand éléphant avec lui au nom de Mahmoud qu'il avait reçu en cadeau du Négus. On dit aussi qu'il avait huit autres éléphants, certains avançaient le chiffre de douze en plus du grand éléphant Mahmoud, Et Allah est plus savant.
Abraha avait l'intention d'utiliser l'éléphant pour démolir la Kaaba. Il avait planifié de placer des chaînes autour des fondements de la Kaaba et d'attacher les autres bouts autour du cou de l'éléphant, puis, il ferait avancer l'éléphant afin de tirer et démolir l'édifice d'un seul coup.

Quand les Arabes prirent connaissance de l'expédition, ils se rendirent compte que la situation était très grave, car ils estimaient qu'il était de leur devoir de défendre la Maison sacrée et de repousser toute attaque contre elle.
Ainsi, le plus noble du peuple du Yémen et le chef le plus influent partit à sa rencontre. Il s'appelait Dhou Nafar (ذُو نَفْرٍ). Il appela son peuple et tous les Arabes, susceptibles d'entendre son appel, de partir en guerre contre Abraha afin de défendre la Maison Sacrée et d'empêcher Abraha de la démolir.
Le peuple répondit à son appel et se lança contre l'armée d'Abraha pour l'arrêter, mais les Arabes furent battus dans la bataille. Thou Nafar fut capturé et pris en tant que prisonnier par l'armée d'Abraha.
Lorsqu’Abraha voulut tuer Dhou Nafar celui-ci lui dit : « O roi, ne me tuez pas car il ce peut que le fait de me laisser en vie près de vous vous sera plus utile que de me tuer. »

أَيُّهَا الْمَلِكُ، لَا تَقْتُلْنِي فَإِنَّهُ عَسَى أَنْ يَكُونَ بَقَائِي مَعَكَ خَيْرًا لَكَ مِنْ قَتْلِي



L'armée poursuivit son chemin jusqu'à la terre de Khath'am (خَثْعَمَ) où elle dut confronter Noufayl Ibn Habib AI-Khath'arni (نُفَيْلُ بْنُ حَبِيبٍ الْخَثْعَمِيُّ) et son peuple : les tribus de Chahrân et Nâhis (شَهْرَانِ وَنَاهِسُ). Mais, ils furent battus par Abraha qui emprisonna Noufayl Ibn Habib. Au début, Il voulait le tuer, mais il lui dit : « O roi ne me tuez pas, je serais votre guide dans le pays des arabes. »

أَيُّهَا الْمَلِكُ، لَا تَقْتُلْنِي فَإِنِّي دَلِيلُكَ بِأَرْضِ الْعَرَبِ


Abraha lui pardonna et se servit de lui comme guide afin de lui montrer le chemin du Hedjaz.

Quand ils s'approchèrent de la région de Taîf, le peuple de Thaqif partit à la rencontre d'Abraha dans une tentative d'apaiser sa colère, car les gens craignaient pour un lieu de culte qu'ils appelaient Allât .

Remarque : Allât est une maison à Taif que les gens de Thaqif vénéraient comme les gens de Makka vénéraient la Kaaba.
Il est rapporté dans le sahih d’el Boukhari qu’interprétant le verset qui dit :

أَفَرَأَيْتُمُ اللَّاتَ وَالْعُزَّىٰ

Que vous en semble [des divinités], Allât et Uzzâ (sourate 53 verset 19)

Abd Allah ibn ‘Abbas dit : » Allât était un homme qui offrait du samn aux pèlerins (durant la Jahiliya) pour faire de la pate émiettée avec son sawiq. » Apres sa mort les gens se mirent à l’adorer à travers une idole. Fin de remarque.

Ils lui dirent : « O roi ! Nous sommes vos serviteurs, nous vous écoutons et vous obéissons. Vous n’avez pas de divergence avec nous et notre maison ci (c'est-à-dire « Allât ») n’est pas celle que vous visiez car vous n’en voulez qu’a la maison qui ce trouve a Makka. Nous vous enverrons quelqu’un qui vous guidera vers celle-ci »

أَيُّهَا الْمَلِكُ، إنَّمَا نَحْنُ عَبِيدُكَ سَامِعُونَ لَكَ مُطِيعُونَ، لَيْسَ عِنْدَنَا لَكَ خِلَافٌ. وَلَيْسَ بَيْتُنَا هَذَا الْبَيْتَ الَّذِي تُرِيدُ - يَعْنُونَ اللَّاتَ - إنَّمَا تُرِيدُ الْبَيْتَ الَّذِي بِمَكَّةَ. وَنَحْنُ نَبْعَثُ مَعَكَ مَنْ يَدُلُّكَ عَلَيْهِ، فَتَجَاوَزَ عَنْهُمْ.



Abraha les traita avec de bonnes manières et ils envoyèrent un homme, du nom d'Abi Righâl (أَبِي رِغَالٍ), avec lui pour lui servir de guide.
Quand ils atteignirent un lieu qui s'appelait Al-Moghammas (الْمُغَمِّسَ), tout près de Makka, ils campèrent. C’est d’ailleurs a cet endroit qu’Abou Righal mourut.
Ensuite, des troupes furent envoyées pour capturer les chameaux et les troupeaux des habitants de Makka, ce qui fut fait. Parmi les troupeaux capturés, il y avait deux cents chameaux qui appartenaient à Abdoul-Mouttalib.
Abraha envoya un émissaire du nom de Honâtah Al-Himyari (حُنَاطَةَ الْحِمْيَرِيَّ) le chargeant d'investir Makka et de lui apporter la tête de Koreïch.
Il l'ordonna aussi de l'informer que le roi ne combattrait pas les habitants de Makka à moins qu'ils tentent de l'empêcher de détruire la Kaaba. Honâtah partit vers la cité pour exécuter les ordres qu'il avait reçus.
Quand il y arriva, il se rendit chez Abdel-Mouttalib Ibn Hicham à qui il transmit le message d'Abraha.
Abdoul-Mouttalib répondit : "Par Dieu! Nous n'avons aucun désir de le combattre et nous ne sommes pas non plus en position de le faire. Celle-ci est la Maison sacrée d’Allah et la Maison de Son Elu, Ibrahim. Si Allah veut l'empêcher (Abraha) de la détruire, elle est sa Maison et Son sanctuaire sacré. Mais, si Allah veut le laisser s'approcher d'elle, par Allah, nous n'avons aucun moyen pour l'empêcher de le faire".

وَاَللَّهِ مَا نُرِيدُ حَرْبَهُ، وَمَا لَنَا بِذَلِكَ مِنْ طَاقَةٍ هَذَا بَيْتُ اللَّهِ الْحَرَامُ وَبَيْتُ خَلِيلِهِ إبْرَاهِيمَ
فَإِنْ يَمْنَعْهُ مِنْهُ فَهُوَ بَيْتُهُ وَحَرَمُهُ. وَإِنْ يُخَلِّ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ، فَوَاَللَّهِ مَا عِنْدَنَا دَفْعٌ الجزء الأول عَنْهُ


Honâtah lui dit : "Viens avec moi".
Abdel Moutalib, avec quelque un de ses fils, partit avec lui et arrivèrent au camp d’Abraha.
Abdel Moutalib demanda après Dhou nafar qui avait été son ami.
On l’amena a Dhou nafar qui était emprisonné et lui dit : « O Dhou nafar peut tu nous aider dans ce qui nous arrive ? »
Dhou Nafar répondit : « Que peut faire un prisonnier qui est entre les mains d'un roi, et qui attend qu'il le tue le matin ou le soir ! Je ne peux rien faire pour vous en ce qui vous est arrivé; mais 'Unays, le palefrenier de l'éléphant est mon ami; je lui enverrai pour vous recommander à lui, et défendre votre droit. Je lui demanderai de s'octroyer la permission que le roi vous accorde son audience, afin que vous parliez à celui-ci de ce que vous voulez et qu'il vous aide autant que cela est possible. »
'Abd al-Mouttalib dit: « Cela me suffit.»
Dû Nafar parla à 'Unays et lui dit: « Abd al-Mouttalib est le maître de la tribu de Quraych; il est le maître de la source de Makka, il donne à manger aux hommes dans la plaine et aux bêtes sauvages aux sommets des montagnes. Le roi lui a pris deux cents chameaux. Intercède pour lui autant que cela est en ton pouvoir afin que le roi lui accorde son audience et qu’il puisse défendre sa cause auprès de lui»
Alors 'Unays répondit : « Bon, je ferai cela. »

'Unays parla avec Abraha en disant : « ô roi, à votre porte se trouve le maître de la tribu de Quraych; il vous supplie de lui accorder une audience. Il est le maître de la source de Makka, il donne à manger aux hommes dans la plaine et aux bêtes sauvages aux sommets des montagnes. Accordez-lui cette audience, afin de vous exposer son affaire. » Abraha acquiesça.

Quand Abraha le vit, il fut impressionné par lui, car Abdoul-Mouttalib était un homme grand de taille et avait une bonne parure. Abraha descendit de son siège et s'assit avec lui sur un tapis. Puis, il demanda à son interprète de lui dire : "Que veux-tu ?".
Abdoul-Mouttalib répondit : "Je veux que le roi retourne mes chameaux qu'il a capturés, ils sont au nombre de deux cents".
Abraha dit à l'interprète de lui dire : "Je fus impressionné par toi au moment où je t'ai vu, mais maintenant je ne le suis plus après avoir parlé avec toi. Tu me demandes de te restituer tes deux cents chameaux et tu négliges la question de la Maison qui constitue le fondement de ta religion et de celle de tes ancêtres et que je suis venu pour détruire sans que tu n'en parles ?".

قَدْ كُنْتَ أَعْجَبْتَنِي حِينَ رَأَيْتُكَ، ثُمَّ قَدْ زَهِدْتُ فِيكَ حِينَ كَلَّمْتنِي، أَتُكَلِّمُنِي فِي مِائَتَيْ بَعِيرٍ أَصَبْتُهَا لَكَ، وَتَتْرُكُ بَيْتًا هُوَ دِينُكَ وَدِينُ آبَائِكَ قَدْ جِئْتُ أَهْدِمُهُ، لَا تُكَلِّمْنِي فِيهِ


Abdoul-Mouttalib lui dit : "Certes, Je suis le propriétaire des chameaux. Quant à la Maison, c'est son Seigneur qui la défend".

إنِّي أَنَا رَبُّ الْإِبِلِ، وَإِنَّ لِلْبَيْتِ رَبًّا سَيَمْنَعُهُ


Abraha dit : "Rien ne m'empêche de la détruire".
Abdoul-Mouttalib répondit : "Alors, fais-le".

On dit qu'un nombre de chefs de tribus arabes accompagna Abdoul-Mouttalib et chacun d'eux offrit à Abraha le tiers des biens de la tribu de Tihama pour qu'il renonce de détruire la Maison, mais il refusa et restitua les chameaux d’Abdoul-Mouttalib. Ce dernier retourna à son peuple et l'ordonna de quitter Makka pour chercher refuge dans les montagnes de crainte d'un éventuel excès de la part de l'armée d'Abraha contre les gens. Ensuite, il prit l'anneau métallique de la porte de la Kaaba par la main avec d'autres notables de Makka et supplièrent Allah de leur accorder la victoire sur Abraha et son armée.
Abdoul-Mouttalib dit, en tenant l'anneau de la porte de la Kaaba :
"L'homme défend certes ses propriétés. Ô Seigneur ! Défends alors Ta propriété. Que demain leur croix et leur malice ne puissent point prendre le dessus sur Ton pouvoir".

Selon lbn Ishaq, Abdoul-Mouttalib remit l'anneau de la porte de la Kaaba à sa place et quitta Makka avant de monter sur le sommet de la montagne.

Le matin, Abraha mobilisa son armée pour investir la cité sacrée. L'éléphant Mahmoud fut préparé pour la démolition du sanctuaire et fut dirigé vers Makka. A ce moment-là, Noufayl ibn Habib s'approcha de lui et le tint par l'oreille en lui disant : "Mets-toi à genou Mahmoud ! Puis, tourne-toi et retourne directement d'où tu es venu, car tu es dans la cité sacrée de Dieu".

اُبْرُكْ مَحْمُودُ، أَوْ ارْجِعْ رَاشِدًا مِنْ حَيْثُ جِئْتَ، فَإِنَّكَ فِي بَلَدِ اللَّهِ الْحَرَامِ


Puis, il relâcha l'oreille de l'éléphant qui se mit à genou. Noufayl se précipita vers les montagnes. Les hommes d'Abraha se mirent à frapper l'éléphant pour qu'il se lève, mais en vain. Ils le frappèrent sur la tête avec des instruments pointus et des bâtons à crochets pour le contraindre de se lever, mais il refusa.
Puis, ils le tournèrent en direction du Yémen et il se leva avant de commencer à marcher précipitamment. Ensuite, ils le tournèrent vers la région d'Ach-Cham, il fit de même, ils le tournèrent vers l'est et il fit de même, mais quand il le tournait vers Makka, il se mettait à nouveau à genou.
Ensuite, Allah envoya des oiseaux de la mer qui ressemblaient à des hirondelles et des hérons. Chaque oiseau portait une pierre de la taille d'un petit pois ou d'une lentille dans chaque griffe et dans le bec. Tous les soldats qui furent touchés par ces pierres périrent. Les autres soldats prirent la fuite dans la panique qui s'empara de l'armée en cherchant Noufayl pour qu'il leur montre le chemin de retour. Ce dernier se trouvait sur le sommet d'une montagne avec les Koraïchites et les Arabes du Hedjaz observant ce qui se passait et le châtiment d’Allah que les gens de l'éléphant subissaient.


Noufayl dit : "Où fuiront-ils quand leur poursuivant n'est autre que le vrai Dieu, l'Unique ? Abraha Al-Ashrâm est battu et n'a pas pu sortir vainqueur".
Atâ Ibn Yasâr et d'autres disent que l'armée ne fut pas touchée dans sa totalité par le châtiment à cette heure de rétribution. Certains soldats furent tués sur-le-champ, alors que d'autres furent blessés en tentant de fuir. Abraha eut les membres brisés et succomba à ses blessures dans la terre de Khath'am.
Ibn Ishaq dit que les soldats partirent de Makka après avoir essuyé une défaite cuisante et qu'Abraha essuya de graves blessures dues aux jets de pierres. Ses hommes durent le transporter. Il perdit ses membres pièces par pièces jusqu'au retour à Sanaa. Quand ils arrivèrent, il ressemblait déjà à un bébé d'oiseau et ne rendit l'âme qu'une fois son cœur sorti de sa poitrine comme les gens le disaient.

Allah (سبحانه وتعالى) dit à ce sujet :

أَلَمْ تَرَ كَيْفَ فَعَلَ رَبُّكَ بِأَصْحَابِ الْفِيلِ ﴿١﴾ أَلَمْ يَجْعَلْ كَيْدَهُمْ فِي تَضْلِيلٍ ﴿٢﴾ وَأَرْسَلَ عَلَيْهِمْ طَيْرًا أَبَابِيلَ ﴿٣﴾ تَرْمِيهِم بِحِجَارَةٍ مِّن سِجِّيلٍ ﴿٤﴾ فَجَعَلَهُمْ كَعَصْفٍ مَّأْكُولٍ ﴿٥﴾

N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l'Eléphant? (1) N'a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine? (2) et envoyé sur eux des oiseaux par volées (3) qui leur lançaient des pierres d'argile? (4) Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.
(Sourate 105 verset 1/5)

Ibn Kathir dit que la signification de cela est qu’Allah détruisit et annihila ces gens tout en faisant échouer leur plan. Ils ne purent donc accomplir leur mission, et Allah fit d'eux un amas de soldats en perdition et aucun d'eux ne put retourner chez lui pour raconter ce qui s'était passé hormis les blessés. Leur roi Abraha connut le même sort, son corps fut ouvert faisant ainsi dévoiler son cœur quand il arriva à San ‘a. Il informa les gens de son récit avant qu'il ne succombe à ses blessures. Son fils Yaksoum lui succéda, ce dernier fut suivi par son frère Masrouk Ibn Abraha.

La sortie de Sayf dhu Yazan et le règne de Wahriz sur le Yémen.

La sortie de Sayf ibn Dû Yazan (سَيْفِ بْنِ ذِي يَزَنَ) et le règne de Wahriz (وَهْرِزَ) sur le Yémen
Lorsque le malheur se prolongea longtemps sur le Yémen Sayf ibn Dû Yazan le Himyarite partit du Yémen et se dirigea (d'abord) vers I ‘Empereur de Byzance; auprès de qui il se plaignit de l'état où se trouvait son peuple et le supplia de les aider, de régner lui-même sur eux ou de leur envoyer qui il voulait parmi les Byzantins, afin de régner lui-même sur le Yémen. Mais I ‘Empereur ne donna pas suite à sa plainte.
Sayf partit alors et se dirigea vers al-Nu’mân b. al-Mundir (النُّعْمَانَ بْنَ الْمُنْذِرِ), qui était le gouverneur nommé par Chosroes sur al-Hirah et la région qui I ‘entourait de la terre d'Iraq.
Al-Nu'mân lui répondit: « Chaque année je dois rendre visite à Chosroes. Reste donc ici jusqu'au jour où je lui rendrai visite. »
Sayf approuva et il accompagna al-Nu’mân quand celui-ci rendit visite à Chosroes.
Al-Nu'mân introduisit Sayf auprès de Chosroes. Celui-ci avait l'habitude de s'asseoir dans l’îwân (إيوَانِ) où se trouvait sa couronne.
Sa couronne était comme un grand ruisseau -selon ce qu'on prétend- sertie de rubis, de perles et de topaze incrustée dans d'or et d'argent; elle était suspendue par une chaîne en or à une arche à cet cet endroit là. Son cou ne supportait pas sa couronne; mais on le couvrait de vêtements jusqu'à ce qu'il s'installât dans son siège-là et il faisait entrer sa tête dans sa couronne.
Lorsqu'il était bien assis, on enlevait les vêtements; celui qui ne I ‘avait pas vu auparavant, s'agenouillait par crainte et intimidation. Quand Sayf b Dû Yazan entra, il s'agenouilla et baissa sa tête. Alors le roi dit : « Cet idiot entre chez moi par cette haute porte et pourtant il baisse sa tête. »
On rapporta cela à Sayf qui expliqua cela en disant : « J'ai fait ainsi à cause de mon souci pour lequel tout est étroit. »
Puis Sayf dit : « ô roi, les corbeaux se sont emparés de note pays. »
Et Chosroes de dire : « Quels corbeaux ? Les Ethiopiens ou les gens de Sind ? »
Sayf répondit : « Les Ethiopiens. Je suis venu pour vous aider, et le règne de mon pays sera à vous. »
Chosroes dit : « Ton pays est loin et possède peu de biens c'est pourquoi je ne voudrais pas précipiter une armée de la Perse dans la terre des Arabes où elle subirait un malheur. Non, je n'ai pas besoin de cela. »
Puis il donna à Sayf dix mille drachmes et un beau vêtement. Quand Sayf les prit, il sortit de chez Chosroes, puis il distribua I ‘argent aux gens.
Quand le roi en fut informé, il dit: « Cet homme doit avoir un secret. »
Il ordonna de le faire venir et lui dit : « Comment se fait-il que tu jettes aux gens le don du Roi ? »
Sayf répondit : « Et que ferai j je avec cela ? Les montagnes du pays d'où je viens ne sont qu'or et argent (il dit cela pour exciter le désir du Roi). »
Chosroes rassembla ses ministres et leur dit : « Que pensez-vous de cet homme et de I ‘affaire pour laquelle il est venu ? »
L'un d'eux alors dit: « ô Roi ! Dans vos prisons il y a des hommes que vous avez emprisonnés pour les exécuter. Si vous les envoyez avec lui, de deux choses l'une: soit ils se feront tués, ce sera ainsi ce que vous vouliez faire d'eux. Soit ils s’en sortiront victorieux et cela vous donnera un règne qui s'ajoutera à votre royaume. »
Chosroes envoya avec Sayf les hommes qui étaient dans ses prisons, ils étaient au nombre de huit cent (800). Il nomma à leur tête un homme qui s’appelait Wahriz.
Wahriz et son armée combattirent les Ethiopiens du Yémen qui furent battu.
Ibn Ishaq dit: Wahriz et les Persans s'établirent au Yémen.
Le règne des Ethiopien sur le Yémen dura septante quatre ans (74 ans) elle débuta par I ‘entrée de Aryat et s’acheva avec le meurtre de Masrûq b. Abraha par les Persans et l'expulsion des Ethiopien.
Quatre rois se succédèrent: 'Aryat, puis 'Abraha, puis Yaqsûm b. Abraha, puis Masrûq b. Abraha
Ibn Hicham dit : Puis Wahriz mourut. Alors Chosroes nomina, comme satrape sur le Yémen, son fils: al-Marzabân b. wahriz. Après la mort d'al-Marzabàn, Chosroes nomma, comme satrape sur le Yémen, son fils : al-Taynujân b. al-Marzabân. Après la mort de celui-ci Chosroes nomma le fils d'al-Taynujân comme satrape sur le Yémen, puis il le destitua et nomma à sa place Bâdân. Bâdân resta satrape sur le Yémen jusqu'à I'envoi par Allah de Muhammad, le Prophète.



Cet article est une retranscription des cours donné dans paltalk dans le salon "craignez Allah et Allah vous enseignera". Il est strictement interdit d'utiliser ces notes dans un but lucratif.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://livreislam.forumactif.com
 
L’expédition de l’éléphant.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une expédition spatiale
» Etiquette de réexpédition
» Urbex (2éme expédition)
» Colis postaux (bulletins d'expédition)
» [Gougaud, Henri] L'expédition

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bibliothèque des gens de la sunnah :: Bibliothèque islamique :: E-book et articles :: Sira (vie du prophète) alayhi salam-
Sauter vers: